Friday, December 3, 2010

Tout est dit

I'm selfish, impatient and a little insecure. I make mistakes, I am out of control and at times hard to handle. But if you can't handle me at my worst, then you sure as hell don't deserve me at my best.

Marilyn Monroe

Thursday, November 25, 2010

Bienvenue dans le Sud

Il est grand temps que je quitte le Sud...
24h de plus ici et je me fais teindre les cheveux en tricolore et je parle avé l'accente.
Une vraie cagole.
Hier, j'ai essayé toutes les robes de la collection Lanvin chez H et M pour finir avec la plus flashy (rouge avec des strass), je finis par me repérer même à Marseille (Canebière, rue de Paradis, rue Saint Féréol au moins), je suis toujours pendue à mon portable, et il y a quelques jours j'ai même ressorti mon vieux Speedy LV.
Rien ne va plus!
Je veux de la pluie, des gens qui tirent la gueule et qui vous claquent la porte au nez, des merdes de chiens dans la rue, et du Zadig et Voltaire (enfin, non, quand même pas).

Demain, 16h30, j'attrape le TGV en Avignon pour rentrer en terre civilisée. Et bonjour la neige, bonjour la morosité, bonjour les mouvements sociaux, les taxis grincheux et les vieilles dames pressées.

Friday, November 12, 2010

Siffler en travaillant



Cette petite machine à écrire ne tape pas vraiment, et ne siffle pas encore, mais elle charme nos yeux et nos oreilles...

Wednesday, November 10, 2010

Welcome Home!




Pour voyager beaucoup, je rêve toujours que l'on m'attende à l'aéroport, les bras ouverts, avec un bouquet de fleurs. Cela m'est arrivé une fois lors de mon grand retour de Dubai, le 4 mai, où j'avais 2 petites French maids qui m'accueillirent avec le petit déjeuner.
Mais en général, c'est plutôt les effluves de Mac Donald, et le sourire forcé du chauffeur de Roissybus.

Mais imaginez un accueil comme celui-ci...
Cela me donne envie de voyager, encore et encore...

Tuesday, November 9, 2010

La petite maison dans la prairie

Une journée de fièvre au lit à Milan... il fait gris dehors de toutes façons, ce n'est pas un joli temps pour:
a) aller s'acheter des gants doublés de cachemire Galeria Vittore Emmanuele
b) déguster un bon capuccino à l'Armani Caffe
c) courir le guilledou (ou le ragazzo milanais)...

Voilà exactement où j'aimerais être en ce moment...

Wednesday, November 3, 2010

My Little Paris a encore frappé: le livre!


My Little Paris sort son livre from mylittleparis on Vimeo.

Ca y est, ça fait des semaines voire des mois que je gardais le secret: le livre de My Little Paris vient de sortir dans les bacs aujourd'hui.
Ca fait une semaine que je couve jalousement mon exemplaire: ce livre est formidable! C'est truffé de bonnes idées, de petites et grandes astuces pour rendre le quotidien parisien moins... parisien!
Bravo à toute l'équipe!

Tuesday, November 2, 2010

Faire du ciel l'endroit le plus dansant de la terre...



Je me suis toujours demandé pourquoi les compagnies aériennes ne trouvaient pas un moyen fun de nous faire écouter les consignes de sécurité. Pour quelqu'un qui prend l'avion autant que moi, c'est assez pénible de (ne pas) entendre dans plusieurs langues toujours les mêmes consignes.
En général, j'ai déjà le nez collé dans Monocle avant que l'avion ne décolle. Plus embarrassant, quand vous êtes assis dans l'allée juste à côté de l'hôtesse, que vous essayez d'ignorer, mais pas trop quand même pour assurer le champagne...

Monday, November 1, 2010

Garder le rythme

Il y a quelques jours, j'ai à nouveau été confrontée à l'une de mes hantises.
C'était au concert de Youss'n Dour, à la salle Pleyel. Le public, très enthousiaste, s'était rapidement levé pour accompagner en tapant dans ses mains les chansons entraînantes du chanteur. Pire, la majorité d'entre eux se mit bien vite à se contorsionner et esquisser des mouvements de danse africaine. Inclus Monsieur qui m'accompagnait, et là, j'ai bien cru mourir sur place.

Les lois de la génétique sont parfois impénétrables, car il semble que mes origines allemandes bien enfouies ou refoulées ressurgissent chaque fois qu'il est question de taper dans les mains en rythme: j'en suis incapable. Ce n'est pas que je suis imperméable à la musique, de longues années de danse m'ont bien formée, mais taper dans mes mains en cadence avec tout le monde me demande des efforts surhumains.
Le lendemain, lors de mon premier cours de gym suédoise, tout allait bien jusqu'à ce que la prof nous demande de joindre nos mains pour rythmer la musique et nos mouvements.
Deux jours avant, au théâtre, les acteurs auraient pu se vexer de mon silence et immobilité au moment de les rappeler.
Mais voilà, taper dans les mains en rythme avec les autres, qui peut sembler une chose naturelle pour la plupart, est pour moi insurmontable.
Mais en vivant dans un "village" de 2 millions d'habitants, ne dois-je pas apprendre à suivre le rythme, garder le rythme, l'amplifier, l'accélérer ou le ralentir à ma guise?

En décidant de revenir à Paris il y a quelques mois, je me suis offerte pour la première fois de ma vie, une belle montre avec une trotteuse, peut-être était-ce involontairement un signe, de globe-trotteuse je devenais une trotteuse, réglée au pas pour me réadapter au rythme parisien? Alors je m'interroge, suis-je une montre, une horloge, un réveil ou une bombe?

Wednesday, October 27, 2010

Le cinéma parlant est-il trop bavard?


Ich bin von Kopf bis Fuss auf Liebe eingestellt...


Ainsi hier soir je trainais mon amie japonaise rue des Ecoles, voir un film allemand sous-titré en français (il est parfois certaines situations a priori compliquées...)

Et là, l'éblouissement!
Non seulement la photographie est superbe, mais le thème n'a pas pris une ride. On y rit, on y pleure, on y révise ses déclinaisons, mais on ne s'ennuie pas une seule seconde!
Sans la prétention de faire une leçon sur le cinéma allemand d'avant guerre auquel je ne connais hélas foutrement rien, il convient cependant de souligner que c'est le premier film allemand parlant.
1930, c'était la fin du cinéma muet.
On sent ainsi que les acteurs ne sont pas encore acquis à la parole jouée, et exagèrent encore leurs expressions à la façon du cinéma muet. Cela donne un côté théâtral pas du tout naturel qui accentue encore le comique, ou le tragique des situations.
De plus, l'usage de la parole est encore très discret, et l'on ne parle que le strict minimum. Les gestes, les grimaces, les attitudes parfois caricaturées grossièrement parlent davantage que les mots.
Sans paroles, sur le vide, on se focuse sur la musique, sur les sons, sur les gestes et les jeux des acteurs, sur la photographie, sur les symboles (avez-vous remarqué l'importance des oiseaux dans le film, et comment l'interprétez-vous?), sur l'histoire qu'on nous raconte, sa morale, sa portée...
Les acteurs à succès d'aujourd'hui l'auraient-ils été à l'époque, ont-ils assez de talent pour combler le vide des paroles?
Ainsi, je m'interroge: le cinéma d'aujourd'hui n'est-il pas trop bavard? La parole ne tue-t-elle pas la portée? Les films sont-ils trop bavards pour camoufler le vide de l'action ou du sujet?
Dans notre société contemporaine, au temps de la tv, radio, l'email, des blogs, facebook, twitter, les forfaits sfr illimités, trop de communication ne tue-t-elle pas la sincérité et les vrais sentiments? Cette cacophonie verbale où il convient de trop écrire, parler, crier pour se faire entendre, ne dissimulerait-elle pas un malaise et l'évanouissement des vraies valeurs?
Et si l'on se remettait à écouter au lieu de parler, voir, toucher, ne toucherait-on pas une certaine vérité aujourd'hui négligée?
J'ai toujours dit qu'on ne supportait le silence qu'avec les gens avec qui on se sentait vraiment bien. Le silence révèlerait la nature intime et sincère de la relation.
Pourquoi ne pas instaurer une journée du silence, où les gens seraient obligés de se regarder, se toucher, se sentir pour mieux s'exprimer?


Malgré une petite sieste en début de film, mon amie japonaise fut aussi enthousiaste que moi.
Un film dont le charme surrané vous porte tout le reste de la soirée, et vous laisse bouche bée...

Tuesday, October 26, 2010

To blog or not to blog?

Me revoilà sur la toile, après une longue absence.
Mais pourquoi, me direz-vous certainement?
N'existe-t-il pas assez de blogs/sites/magazines aujourd'hui pour passer ses soirées d'ennui et ses journées maladie?
Non pas que j'ai quelque chose de plus que les autres, me direz-vous, mais je suis un peu consternée par le "politiquement correct" qui envahit aujourd'hui les blogs français de France ou de Navarre. Au pays des droits de l'homme et de la Révolution, je suis souvent frappée par le consensus muet et sourd qui envahit nos écrits.
Alors non, je ne vais pas réécrire la Pléiade, d'autres le font bien mieux que moi, mais faire de mon mieux pour proposer une lecture divertissante et variée à mon public, composé d'au moins 6 personnes, en comptant mon petit épagneul tibétain.
Je m'engage à parler de mes passions, de ce qui frappe mon imagination, de connections...
Ainsi, il sera souvent question de voyage et de babillage, de vintage et de lettres, mode et de glamour, de bijoux et de jolis cailloux...
Je revendique le droit à la superficialité profonde, et au non politiquement correct.
Le droit de m'exprimer, le droit de me taire, le droit de trop en faire, et d'en rajouter.
Parisienne mais globe-trotter, française mais déniaisée, débrouillarde mais fille à papa, affranchie mais pas gaillarde, aguerrie et néophyte...
A vous de me lire, et me donner votre avis...