Wednesday, October 27, 2010

Le cinéma parlant est-il trop bavard?


Ich bin von Kopf bis Fuss auf Liebe eingestellt...


Ainsi hier soir je trainais mon amie japonaise rue des Ecoles, voir un film allemand sous-titré en français (il est parfois certaines situations a priori compliquées...)

Et là, l'éblouissement!
Non seulement la photographie est superbe, mais le thème n'a pas pris une ride. On y rit, on y pleure, on y révise ses déclinaisons, mais on ne s'ennuie pas une seule seconde!
Sans la prétention de faire une leçon sur le cinéma allemand d'avant guerre auquel je ne connais hélas foutrement rien, il convient cependant de souligner que c'est le premier film allemand parlant.
1930, c'était la fin du cinéma muet.
On sent ainsi que les acteurs ne sont pas encore acquis à la parole jouée, et exagèrent encore leurs expressions à la façon du cinéma muet. Cela donne un côté théâtral pas du tout naturel qui accentue encore le comique, ou le tragique des situations.
De plus, l'usage de la parole est encore très discret, et l'on ne parle que le strict minimum. Les gestes, les grimaces, les attitudes parfois caricaturées grossièrement parlent davantage que les mots.
Sans paroles, sur le vide, on se focuse sur la musique, sur les sons, sur les gestes et les jeux des acteurs, sur la photographie, sur les symboles (avez-vous remarqué l'importance des oiseaux dans le film, et comment l'interprétez-vous?), sur l'histoire qu'on nous raconte, sa morale, sa portée...
Les acteurs à succès d'aujourd'hui l'auraient-ils été à l'époque, ont-ils assez de talent pour combler le vide des paroles?
Ainsi, je m'interroge: le cinéma d'aujourd'hui n'est-il pas trop bavard? La parole ne tue-t-elle pas la portée? Les films sont-ils trop bavards pour camoufler le vide de l'action ou du sujet?
Dans notre société contemporaine, au temps de la tv, radio, l'email, des blogs, facebook, twitter, les forfaits sfr illimités, trop de communication ne tue-t-elle pas la sincérité et les vrais sentiments? Cette cacophonie verbale où il convient de trop écrire, parler, crier pour se faire entendre, ne dissimulerait-elle pas un malaise et l'évanouissement des vraies valeurs?
Et si l'on se remettait à écouter au lieu de parler, voir, toucher, ne toucherait-on pas une certaine vérité aujourd'hui négligée?
J'ai toujours dit qu'on ne supportait le silence qu'avec les gens avec qui on se sentait vraiment bien. Le silence révèlerait la nature intime et sincère de la relation.
Pourquoi ne pas instaurer une journée du silence, où les gens seraient obligés de se regarder, se toucher, se sentir pour mieux s'exprimer?


Malgré une petite sieste en début de film, mon amie japonaise fut aussi enthousiaste que moi.
Un film dont le charme surrané vous porte tout le reste de la soirée, et vous laisse bouche bée...

Tuesday, October 26, 2010

To blog or not to blog?

Me revoilà sur la toile, après une longue absence.
Mais pourquoi, me direz-vous certainement?
N'existe-t-il pas assez de blogs/sites/magazines aujourd'hui pour passer ses soirées d'ennui et ses journées maladie?
Non pas que j'ai quelque chose de plus que les autres, me direz-vous, mais je suis un peu consternée par le "politiquement correct" qui envahit aujourd'hui les blogs français de France ou de Navarre. Au pays des droits de l'homme et de la Révolution, je suis souvent frappée par le consensus muet et sourd qui envahit nos écrits.
Alors non, je ne vais pas réécrire la Pléiade, d'autres le font bien mieux que moi, mais faire de mon mieux pour proposer une lecture divertissante et variée à mon public, composé d'au moins 6 personnes, en comptant mon petit épagneul tibétain.
Je m'engage à parler de mes passions, de ce qui frappe mon imagination, de connections...
Ainsi, il sera souvent question de voyage et de babillage, de vintage et de lettres, mode et de glamour, de bijoux et de jolis cailloux...
Je revendique le droit à la superficialité profonde, et au non politiquement correct.
Le droit de m'exprimer, le droit de me taire, le droit de trop en faire, et d'en rajouter.
Parisienne mais globe-trotter, française mais déniaisée, débrouillarde mais fille à papa, affranchie mais pas gaillarde, aguerrie et néophyte...
A vous de me lire, et me donner votre avis...