Monday, February 28, 2011

Bubble week!

Un admirateur secret m'a envoyé cette photo, en me disant que cette citation lui avait fait penser à moi. Je ne sais pas trop comment le prendre, mais l'attention est mignonne....
Bonne semaine bubbly...

Sunday, February 27, 2011

Sundays are for lovers

Et si la vie, c'était de changer de café?
Nouveau café, nouvelles perspectives?
L'un de mes plaisir le week-end, quand je suis à Paris, c'est d'acheter la presse et de me poster à la terrasse d'en face. Je me plonge alors avec délice dans la lecture des nouvelles du jour, je m'indigne des injustices du monde, je m'imprègne des couleurs des magazines...
Il y a beaucoup à dire et à la fois peu de choses sur ces dimanches.
Et si le bonheur, c'était simplement un enchaînement de petites choses toutes simples? Mon café crème fumant, la première bouchée de croissant aux amandes, picorer du bout du doigt les grains de sucre sur la table, ramasser une pièce de monnaie, des petites échanges avec le garçon de café, mon voisin, la fleuriste, la gardienne...
Il y a quelques temps, un ancien prétendant s'indignait que je me plonge le nez dans le journal sans plus lui adresser un mot, le malheureux pensait que ça faisait vieux couple, qui n'avait plus rien à se dire. Autant vous préciser tout de suite que le malheureux fut débouté rapidement, car je n'avais vraiment plus rien à lui dire, et que je savoure avec un plaisir plus grand ces moments de vraie solitude, à présent!
Ce matin, plus de place à la terrasse du Bar Tabac de la rue des Martyrs.
Nous avons échoué à celle du café M, rue de Maubeuge, qui était baignée de soleil.
J'y ai gagné des idées nouvelles sur un problème qui me torpillait, une décision sage et mesurée, et des taches de rousseur sur le bout du nez.
Nouvelle terrasse, nouvelles perspectives.



Gizmo en terrasse du Café M, 1 rue de Maubeuge, Paris 9ème, dimanche 27 février 2011, 10h24.

Friday, February 25, 2011

Une touche de glamour

Pour son grand retour sur la scène fashion après des années de mutisme, Mr. Tom Ford a frappé fort.
Non pas que je sois une fan du texan, mais l'esthétique de son film "A single man" et l'opulence de ses boutiques Homme milanaise et dubaienne m'avaient laissée pensive...
Ce printemps-été 2011, il sort sa première collection pour femmes, sous son propre nom. Et pour revenir sur le devant de la scène, il a lancé début janvier une vidéo du défilé de septembre dernier, sur laquelle je reviens souvent tant elle est glamour.

Hélas pour lui, ce n'est pas tant la collection en elle-même qui me fait rêver, à peine ai-je remarqué les références à x ou y, mais la vidéo du défilé. Autant de glamour, de grandes dames de la mode, qui s'amusent et batifolent, la musique envoûtante de Karen Elson, de belles femmes qui portent de beaux vêtements, c'est aussi simple que ça mais c'est assez rare de nos jours pour le saluer.
Et c'est là où Mr. Tom Ford révèle tout son talent, à raconter de belles histoires, recréer un univers.
A sa défense, il aura pris près de 3 mois à mixer et produire cette vidéo où, fidèle à son perfectionnisme légendaire, rien n'est laissé au hasard.
De Terry Richardson mitraillant les stars, au champagne qui coule à flots backstage, les regards complices, l'oeil du maître, et la classe de Karen, Emmanuelle, Beyonce, Natalia, Marisa,... Même Lou Doillon paraît glamour, c'est tout dire...

Wednesday, February 23, 2011

Bad Timing

Contrairement aux idées reçues dans le reste de la France les parisiens savent qu'ils vivent dans un tout petit village. Dans une grande ville comme Paris, on ne sait jamais sur qui on va tomber au coin de la rue. N'importe où, dans le métro, au resto, au détour d'une avenue, il arrive souvent de tomber sur des personnes connues. A cinq minutes près, la rencontre n'arriverait pas, car dans la proportion de rencontres, il doit fatalement y avoir une proportion plus grande encore de non-rencontres. A cinq minutes près, on ne raterait pas le dernier métro, et on ne passerait pa les 30 minutes suivantes à trouver un taxi libre. Donc M+5=30. A cinq minutes près, on ne croiserait pas X au moment M. Donc M-5= 0 X.


En bonne parisienne qui se respecte, j'ai toujours un quart d'heure de retard partout. Voilà une chose où je suis ponctuelle, c'est sur mon retard. Un quart d'heure, ni plus, ni moins.
Parfois je m'interroge: si je n'avais pas toujours 15 minutes de retard, ma vie serait-elle différente? Aurais-je le temps de faire plus de choses? Si j'arrivais à l'heure, toujours, tout le temps, que pourrait-il m'arriver dans les minutes d'attente de mes amis? Le temps de me poser, le temps de voir, le temps de se préparer. Finie l'angoisse de regarder sa montre, tenter d'arrêter la trotteuse, maudire le métro bousculer les touristes, tapoter du doigt sur son sac à main, battre une mesure imaginaire de ses escarpins. Mon amie F. est toujours à l'heure, voire en avance. Elle m'a confié que c'était une caractéristique propre aux grands angoissés: et si l'ascenseur tombait en panne, si le métro était en grève, s'il pleuvait? Elle ne consent pas que des imprévus décident pour elle, et se fait un devoir de toujours être à l'heure. Ma vie serait-elle une question de bad timing?
Il y a quelques jours, j'avais rendez-vous avec L., grande retardataire devant l'éternel également. Et, chose incroyable, j'avais 10 minutes d'avance devant l'église Saint Germain des Prés. 10 minutes dans ma journée, c'est énorme: j'eus le temps de visiter l'église, renseigner 2 touristes américains, parler à ma mère, et voir la couleur du ciel. Combien de ciels comme celui-ci avais-je raté à cause de mes retards? Pour me payer de mon avance, L. a un quart d'heure de retard. Nous marchons rue de Seine quand soudain, mon pire cauchemar prend forme: nous tombons nez à nez avec lui et sa petite amie. A un quart d'heure près, ils n'auraient pas été là, et j'aurais été beaucoup plus loin. Se fallait-il que l'on se croise à cet instant précis? Prise au dépourvu, affaiblie par une grippe, je répondais vaguement à son petit signe alors qu'il venait vers moi, surpris et heureux de me croiser, et je m'engouffrais en courant dans la rue des Beaux-Arts, L. sur mes talons.
On dit toujours qu'en amour comme dans la vie, tout est une question de timing. On devrait faire les choses au bon moment, rencontrer X au moment M, s'engager, se poser, foncer quand il le faut. Le problème, c'est que nous n'avons pas tous des montres à nos poignets. Ou alors elles ne sont pas réglées à la même heure. Il faudrait simplement être sur le même fuseau horaire, encore faudrait-il savoir lequel, et trouver un vol pour y aller.
Quand on est petit la vie n'en finit pas de se traîner, quand on est grand on n'a plus le temps de rien. Heure d'hiver, heure d'été, montre à aiguilles ou digitale, fuseau horaire, décalage horaire, on n'est jamais sûrs d'être parfaitement réglé. N'existe-t-il pas dans la vie une horloge vocale universelle, dépendant de Greenwich, que l'on pourrai appeler pour se mettre tous à la même heure? J'avais rencontré l'homme de ma vie trop tôt, je m'en étais aperçue trop tard, j'avais voulu travailler trop vite, à présent je voudrais que ma cadence se ralentisse, n'est-il pas possible de mettre un peu d'ordre dans mes affaires et dans ma vie?
Toujours en retard, je m'aperçois que ce n'est pas ce quart d'heure de retard qui changerait ma vie. C'est le timing que je m'accorde pour faire les choses. AU lieu de focaliser sur la montre, de rationaliser, voire rationner le temps, me fixer des emplois du temps de ministres, je devrais juste m'ouvrir et m'autoriser des dérapages; me laisser plus de marge pour flâne et me laisser prendre par ce hasard si facétieux, ne pas en faire autant, prendre mon temps au lieu que lui ne me prenne, découvrir les joies de traîner, laisser le temps au temps, prendre enfin tout son temps.
Tant pis.
Tant mieux.
Temps mieux.

Tuesday, February 22, 2011

Retail is detail

Il est des boutiques de mode comme des boutons de fleur.
En passant l'autre jour sur le quai Malaquais, quel ne fut mon plaisir de constater qu'un nouveau bouton avait éclos à Saint Germain des Prés.
De plus, loin des Maje, Sandro et Zadig et Voltaire qui polluent les trottoirs de nos villes, de Paris ou de Navarre, c'est bien l'une de mes marques préférées qui a élu domicile dans une ancienne librairie face au Louvre.
Quel plus bel écrin pour l'excellent Mr. Dries Van Noten que cette ancienne librairie, rénovée avec goût, et qui se donne des airs de maison, où il fait bon rêver et se prélasser.
Si j'ai toujours admiré les créations de ce grand de la mode, ses designs au charme nostalgique et indémodable, ses kimonos délicats, ses soies évanescentes, ses lignes parfaites, ma journée s'est vite assombrie à peine la porte passée.
Quand mon ami C. m'a murmuré que le staff était désagréable, j'ai haussé les épaules, tant j'étais pressée de retrouver la chaleur d'une boutique Dries Van Noten. A Dubai, sa belle boutique au coeur de DIFC était ma préférée, et il faisait toujours bon s'y attarder pour échanger nos impressions avec le staff, toujours prêt à vous assister.
Hélas, force est de constater que les équipes françaises de vente ne suivent pas les mêmes formations que les autres.
Souvent désagréables, toujours occupées, et bonnes à vous snober, mon enthousiasme se glaça quand je passai la porte.
Personne pour répondre à mon bonjour, tout juste une Morticia Adams derrière le comptoir qui me toisa de haut en bas. Les fauteuils, les tapis, qui paraissaient si douillets, n'eurent pas le temps de me réchauffer plus de 5 minutes. Ces fantastiques imprimés, ces brocards délicieux et ces soies sublimes ne réussirent à réchauffer la glace de l'accueil, et c'est tout juste si je n'entendais pas un vent sibérien souffler entre le (sublime) mobilier.
Tant pis, j'attendrai d'être à Anvers, Dubai ou Londres pour essayer la dernière collection.
S'il est vrai qu'il est difficile de paraitre riche et distingué quand la température extérieure flirte avec 0 degrés, et qu'il pleut des giboulées, nous n'étions pas pour autant trop dégoutants. Et je pensais que les français étaient assez éduqués et expérimentés pour savoir que l'habit ne fait pas la nonne. N'avez-vous jamais eu le sentiment de déranger en entrant dans un magasin à Paris? A New-York, Munich ou Dubai on vous cirerai vos bottines, mais à Paris on vous fait sentir que le client est de trop. A quand des vendeurs serviables et bien élevés (attention, je n'ai pas dit serviles et soumis, quoique...)
Enfin, j'ai toujours eu beaucoup de respect pour le travail de Mr. Dries Van Noten, et je ne suis pas certaine qu'il apprécierait s'il savait ce qu'il se passe dans son "flagship" parisien.
Les fleurs ont ceci de beau, de tragique et d'éphémère, c'est qu'un petit coup de froid, et toute la beauté se fane, sans qu'on ait pris le temps de sentir son parfum, et se délecter de sa beauté.

Monday, February 21, 2011

Mauvaise Saint Valentin

Photo prise le 14 février au soir, sur le quai de Metro Mabillon, ligne 10, vers 23h45:

Intéressant comme quelques pétales épars vous libèrent l'imagination: je visualise une belle engueulade, la fille tapant sur le pauvre type avec le bouquet, le fourrant dans la poubelle avant de déguerpir.
Finalement, mieux valait passer une Saint Valentin tranquille comme la mienne: cocktails à l'Hôtel, couronnés plus tard d'une assiette de fromages (mauvais) à la palette avec mon amie japonaise. On est loin des flonflons, mais au moins la soirée fut bonne, et inspirée.

Saturday, February 19, 2011

Blue Skies

Quand le ciel bas et lourd pèse comme une guillotine...
Aujourd'hui, j'ai senti que l'hiver commençait vraiment à tirer en longueur; et n'en finit pas de mourir... Premier hiver à Paris depuis 6 ans, c'est long, c'est long. Après 3 tubes de vitamines, 12 kilos d'orange pressées, une facture chauffage salée, et une réputation fashion égratignée par les couches de pulls et gilets que j'accumule sur mes robes d'été, je me mets à rêver de soleil et de ciel bleu. Depuis combien de temps n'ai-je pas vu un ciel azur et bienheureux?

Tuesday, February 15, 2011

Séquence Nostalgie

Séquence nostalgie qui vient nous sauver d'une journée poussive et maussade...


Si l'amour et le mariage étaient si simples, un jeu d'enfants!
Et si tous les enfants étaient aussi croquants que celui-ci, le monde serait certainement différent (à commencer par mes moments de pause au café dans ma rue en face de l'école).

NB: Réflexion en vrac et qui n'a certainement pas vraiment d'importance: hier, jour funeste de la Saint Valentin, concept marketing importé pour les pâtissiers, marchands de fleurs et restaurateurs, je réalisais que j'ai davantage d'amies célibataires que je n'en ai de mariées, ou casées. Signe des temps?
Peu importe, au fond.

Monday, February 14, 2011

Fanny Valentine

Si la Saint Valentin me laisse à peu près aussi perplexe et indifférente qu'un fondant au chocolat (NB: j'ai une sainte horreur du chocolat!), depuis ce matin j'ai ce petit air qui me trotte dans la tête.
Monsieur est en voyage, et quand bien même...
Quand j'écoute Chet, c'est moi sa Fanny Valentine, et il ne susurre cette chanson que pour moi...

Sunday, February 13, 2011

C'est compliqué

Rien de plus embarrassant que ces formulaires à remplir un peu partout: de facebook aux impôts, il semble que le monde entier veuille savoir si vous êtes en couple ou célibataire, comme si la face du monde en dépendait...
Et alors, que répondre?


Bonne Saint Valentin à tous, célibataires, en couple ou "c'est compliqué"!

Saturday, February 12, 2011

Week-end cosy

Le temps se refroidit, et c'est le moment parfait pour s'enfermer chez soi, avec un bon livre, du thé et des bougies. Ce petit air m'obsède aujourd'hui...

Friday, February 11, 2011

Colour Fiesta!

Si la nuit, tous les chats sont gris, le jour, les parisiennes le sont aussi.
Chaque hiver, je suis consternée de voir mes compatriotes s'enfoncer dans le noir dès que le thermomètre chute. Elles déploient des palettes de gris, des nuances de beige, des océans de noir dans lesquels se noie mon regard.
Les magazines sont en cela bien les reflets de notre époque, leurs rédactrices portant le deuil de leur créativité (et de leurs illusions?).

Le sauveur nous vient de l'est, avec la couverture du Vogue Australie de février qui chasse l'hiver d'un coup de pinceau.
Une explosion de couleur qui balaie l'hiver, et qui nous donne envie de partir illico à Cuba. Comment dit-on printemps en espagnol?









Photos extraites de Vogue Australia Février 2011, par Nicole Bentley.