Sunday, April 17, 2011

A Vogue Idea

Grande lectrice de presse depuis toujours, je ne peux jeter un magazine sans garder les pages, les photos ou les articles qui me plaisent le plus. Parfois je les classe, dans des pochettes par thème, et souvent je ne cesse de revenir sur les photos qui m'ont le plus marquée, le plus inspirée, ou le plus fait rêver.
Cette série photos m'inspire et me fascine.
C'était le grand retour du grand Peter Lindbergh pour Vogue US.

Il met en scène Natalia Vodianova et Ewan Mac Gregor en parents d'une famille modèle américaine des années 50.
Surtout, au delà de la mode, il met en scène quelque chose qui finit par manquer dans les magazines de mode de nos jours; l'émotion.
Comme on suit les progrès de cette série, on se sent happé, confronté nous-même à la vanité et à la fuite de cette vie de famille en surface idyllique et dont la surface se fissure doucement.

Ces quelques images montrent un couple soudé, une famille parfaite.
Mais quelques ombres semblent apparaître dans la photo ci-dessous.
Toujours l'image du couple parfait, cependant leurs regards sont contrariés, une ombre plane sur eux, le poison semble s'être instillé.

Peu-être ce poison est-il incarnée par le jeune homme dans la photo ci-dessus, avec lequel elle rit innocemment. 
Un homme au premier plan dans la pénombre observe sa famille pendant que sa femme, qui s'est écartée d'elle afin de téléphoner, la déchire.


 Cette photo est encore plus déprimante, qui montre la dépression, et l'alcoolisme qui résultent du malheur. Depuis quand Anna Wintour s'est aventurée à exprimer autant de sentiments?
Regardez bien la moue de Natalia, son épaule étrangement raide, la position de ses pieds pointant l'un vers l'autre, comme une coupable.

Et finalement, elle le quitte. Le dernier cliché semble être l'image d'une libération, d'une certaine liberté. Ses cheveux sont défaits, elle a quitté ses habits d'apparat pour entrer dans la vraie vie active, et retourner au travail.
Il en faut du courage pour quitter un homme tel qu'Ewan, mais j'admirerai toujours les femmes qui prennent leur destin en main et prennent le large, se cassent, pour exister vraiment.


Vogue US Edition, Juillet 2010

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